
En manchette…
Mesures sévères pour les motoneigistes
Louis Tremblay
Le Quotidien
Le jeudi 12 décembre 2002
(LT) - La Fédération des clubs de motoneigistes
du Québec (FCMQ), et la Sûreté du Québec
ont fermement l'intention de changer l'image qui décrit
les sentiers de la province.
Les motoneigistes de la région doivent se mettre dans
la tête que le temps des randonnées à
100 kilomètres/heure grisé par l'alcool est
terminé. Pas moins de 32 policiers seront affectés
dans les sentiers de la région pour briser l'explosif
mélange de l'alcool et de la vitesse qui sont les deux
principales causes des décès dans les sentiers.
Hier matin, le responsable de la surveillance du territoire
à la Sûreté du Québec, l'inspecteur
François Charpentier et le vice-président de
la FCMQ, Yves Wathier, ont dévoilé les grandes
règles que devront respecter les motoneigistes sur
les sentiers de la région.
A chaque fin de semaine, les policiers de la Sûreté
du Québec vont mener des opérations afin d'intercepter
les maniaques de la vitesse sans oublier les barrages pour
détecter ceux qui aiment bien mélanger alcool
et essence. Les statistiques le confirment, les décès
dans les sentiers ont lieu à partir de 16h00 l'après-midi
et mettent en cause des hommes âgés de 19 à
34 ans qui ont consommé de l'alcool.
Selon Yves Wathier, l'objectif est d'atteindre dans les sentiers
de motoneige les résultats obtenus sur les routes du
Québec avec les grandes campagnes de la SAAQ qui ont
fait fondre les statistiques quant à la conduite avec
facultés affaiblies. Les motoneigistes doivent comprendre
qu'il est tout aussi illégal de prendre les commandes
d'une motoneige en état d'ébriété
qu'une automobile ou qu'un bateau.
Dans sa campagne de sensibilisation qui déferlera
à la grandeur du Québec pendant les prochaines
semaines, la fédération va plus loin que la
loi. Elle tentera de vendre l'idée aux motoneigistes
d'éliminer complètement la consommation d'alcool
pendant toute la durée de la randonnée. La fédération
souhaite le développement de la motoneige pour les
Québécois et pour l'industrie touristique, et
considère qu'il est impensable de vouloir développer
une activité dont la réputation est devenue
aussi sombre que celle de la motoneige au cours des dernières
années.
L'industrie de la motoneige veut se donner un tout nouveau
visage avec l'arrivée sur le marché des motoneiges
à quatre temps qui sont beaucoup moins polluantes (bruit
et émissions de gaz carbonique), et moins rapides à
l'accélération. Ces modifications surviendront
en 2006. D'ici cette transformation, la fédération
québécoise intervient auprès des grands
constructeurs afin qu'ils présentent des publicités
moins agressives et se limitent dans la puissance des bolides.
Les motoneigistes doivent comprendre le message lancé
en ce début de saison. Il n'y aura pas de pardon et
la possibilité de rencontrer des patrouilleurs de la
Sûreté du Québec dans les sentiers a été
multipliée par dix. La Sûreté du Québec
a également l'intention d'intervenir massivement dans
les endroits où les sentiers croisent les routes.