
En manchette…
Deux ans de prison pour facultés affaiblies
Jean-Paul Charbonneau La Presse
Le jeudi 12 décembre 2002
Pour avoir causé la mort d'Emmanuel Gagnon alors qu'il
conduisait son véhicule avec des facultés affaiblies
par la drogue et l'alcool, Patrick Charrette, 24 ans, a été
condamné mardi à une peine de deux ans moins
un jour. À sa sortie de prison, il lui sera interdit
de conduire au Canada pendant une période de cinq ans.
Au moment de cette tragédie survenue le 22 mai 2000
à Saint-Jovite (maintenant un arrondissement de Mont-Tremblant),
Charrette attendait d'être traduit devant les tribunaux
pour conduite avec facultés affaiblies après
avoir été intercepté par des policiers
en janvier de la même année.
En mai, au lieu de s'immobiliser comme le lui demandaient
des policiers municipaux qui avaient pris soin d'allumer les
gyrophares de leur véhicule, Charrette, au volant de
sa Jeep Cherokee, a accéléré. Il a finalement
perdu le contrôle et son véhicule a capoté
pour aller s'écraser contre un mur, ce qui en entraîné
la mort d'Emmanuel Gagnon, l'un de ses passagers. Ahmik Saint-Pierre,
qui prenait place aussi dans la Jeep, a été
blessée gravement tout comme Charrette lui-même.
Dans sa décision, le juge Michel Duceppe, de la Cour
du Québec, dit que cette tragédie ainsi que
le processus judiciaire ont eu des effets significatifs sur
la vie de Charrette. "Il se rend compte aujourd'hui pleinement
l'ampleur, la gravité du délit et du degré
de responsabilité. Il est conscient du potentiel destructif
que peut avoir une consommation abusive. Le sentiment de culpabilité
exprimé par Patrick Charrette est apparu réel
et profond et il prend tous les moyens pour s'assurer de ne
pas se retrouver en pareille situation", précise
le juge Duceppe.
Charrette a reconnu sa culpabilité au palais de justice
de Saint-Jérôme. Il était représenté
par Me Richard Morin et la Couronne par Me Jean-Pierre Boyer.