
MADD Canada - Communiqués
Le 11 décembre 2007
Constatations du Rapport fédéral 2007 sur la conduite avec facultés affaiblies
Transports Canada et MADD Canada ont mandaté EKOS Research Associates pour mener une étude des attitudes du public à l’égard de la conduite avec facultés affaiblies. Cette étude comprend un sondage téléphonique mené auprès de 1 500 conducteurs canadiens, dix sessions délibératives avec des groupes échantillons tenues dans cinq villes canadiennes, et des sondages écrits complétés par les membres des groupes échantillons à la suite des discussions. L’objectif principal de ce projet d’étude consistait à évaluer les préoccupations, les connaissances, les attitudes, et les comportements des Canadiens relativement au dossier de la conduite avec facultés affaiblies. Voici quelques-unes des constatations principales du Rapport fédéral 2007 sur la conduite avec facultés affaiblies
- La conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool (91 %) ou les drogues illégales comme la marijuana, la cocaïne, ou les méthamphétamines (85 %) se classe au premier rang des préoccupations en matière de sécurité routière.
- Les participants des groupes échantillons conviennent que la réduction et, ultimement, l'élimination de la conduite avec facultés affaiblies devraient constituer une priorité pour les gouvernements. Ces groupes n’écartent pas non plus la notion que la conduite avec facultés affaiblies est un problème « entièrement évitable » qui pourrait être réglé dans un délai relativement court.
- La vaste majorité des Canadiens appuient plusieurs méthodes d’intervention, nouvelles et existantes, visant à contrer la conduite avec facultés affaiblies. Près de 9 personnes sur 10 appuient les mesures suivantes : confiscation du véhicule de toute personne reconnue coupable de conduite avec facultés affaiblies qui conduit sous le coup d'une suspension (89 %) ; imposition d’une limite d’alcoolémie de 0 % aux conducteurs sous l’âge légal pour consommer de l’alcool (89 %) ; et imposition de l’obligation de se soumettre à une analyse d’haleine à tous les conducteurs impliqués dans une collision causant la mort ou des lésions corporelles (88 %).
- Une importante majorité appuient également les mesures suivantes : les conducteurs soupçonnés de conduite avec les facultés affaiblies par la drogue devraient être tenus de se soumettre à un test de comportement administré par un agent de police (84 %) ; les conducteurs reconnus coupables de conduite avec facultés affaiblies alors qu’ils transportaient des passagers âgés de moins de 16 ans devraient être passibles de peines plus sévères (84 %) ; et les conducteurs reconnus coupables de conduite avec facultés affaiblies devraient être tenus de faire installer un antidémarreur alcoométrique dans leur véhicule (83 %).
- Les deux tiers conviennent que les policiers devraient être autorisés à utiliser des appareils permettant de détecter la présence d’alcool dans le véhicule (68 %) et à administrer des alcootests aléatoires pour identifier les conducteurs aux facultés affaiblies (66 %).
- Les membres des groupes échantillons étaient en faveur de la réduction de la limite d’alcoolémie actuellement prévue par le Code criminel du Canada de 0,08 % à 0,05 %. Aucun membre des groupes ne s’est prononcé en faveur du maintien du statu quo. Une forte majorité des participants étaient d’accord avec la réduction de la limite d’alcoolémie à 0,05 %. Très peu de participants étaient d’accord pour dire que le problème de la conduite en état d’ébriété puisse être réglé uniquement par le renforcement considérable des suspensions prévues par le Code de la route provincial. En revanche, plusieurs participants estimaient qu’il conviendrait de réduire la limite légale de l’alcoolémie à 0,05 % en conjonction avec le renforcement considérable des suspensions prévues par le Code de la route pour la conduite avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,05 %.
- Les différences d’opinions entre les personnes interrogées dans le cadre du sondage et les membres des groupes échantillons sont probablement attribuables aux renseignements présentés dans le document d’information. Deux faits importants semblaient être particulièrement convaincants relativement à la réduction des taux d’alcoolémie à 0,05 % : 1) la tendance des policiers à ne pas porter d’accusation à moins que le taux d'alcoolémie soit supérieur à 0,10 %, et 2) la quantité « surprenante » d’alcool qu’une personne peut consommer avant d’afficher un taux d'alcoolémie de 0,08 %.
Pour des renseignements supplémentaires, veuillez consulter www.madd.ca ou communiquer avec :
Margaret Miller, Présidente nationale de MADD Canada
(902) 758-2442
Andrew Murie, Chef de la direction, MADD Canada
1 (800) 665-6233, poste 224
Des données statistiques et documentaires peuvent être consultées aux adresses suivantes :
http://www.madd.ca/english/research/stats.html
http://www.madd.ca/english/research/pubs.html
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